Que faire dans le Vorarlberg : itinéraire de 4 jours

Le Vorarlberg a parfaitement compris la mission. Et a ensuite discrètement fait bien plus que prévu.

Ce coin d’Autriche joue selon ses propres règles. Il n’est pas tapageur. Il ne cherche pas l’attention. Il existe simplement à un niveau très élevé et laisse les autres suivre. Le design fait partie du quotidien, les montagnes semblent stylisées plutôt que sauvages et même les villages donnent l’impression d’avoir été soigneusement édités. Rien n’est encombré. Rien ne semble laissé au hasard. Le Vorarlberg, c’est ce qui se produit lorsque la nature, l’architecture et la logistique décident de fonctionner en parfaite harmonie.

Le plus agréable ? Le rythme change sans prévenir. Les routes dessinent des courbes parfaites. Les points de vue apparaissent exactement au bon moment. Tout est proche, sans jamais donner une impression de petitesse. Plutôt une excellence compacte. Ici, le luxe est discret, l’assurance est silencieuse et la région sait qu’elle n’a rien à prouver. C’est un lieu rare où une matinée peut être intellectuelle, un après-midi cinématographique et une soirée subtilement iconique. Aucun superflu. Aucune transition maladroite. Juste un tempo maîtrisé et un goût irréprochable.

Pour que rien ne rompe cette harmonie, nous avons conçu un itinéraire de 4 jours dans le Vorarlberg, qui traverse la région avec fluidité, met en valeur les moments clés au bon moment et maintient une élégance constante du début à la fin.



Jour 1

Matin : Oberstadt Bregenz

De petite taille mais doté d’une forte personnalité, Oberstadt ouvre l’itinéraire avec une assurance tranquille. C’est le visage de Bregenz avant les panoramas lacustres et les audaces de l’art contemporain, une enclave perchée qui privilégie le fond au spectacle et laisse l’histoire s’exprimer.

Oberstadt trouve ses origines au Moyen Âge, lorsque la ville haute constituait le cœur fortifié de Bregenz. Épaisses murailles de pierre, ruelles pavées étroites et façades remarquablement conservées témoignent de siècles d’importance stratégique liée aux routes commerciales autour du lac de Constance. Ici, les strates de l’histoire sont immédiatement lisibles. Héritage romain, jeux de pouvoir médiévaux et touches baroques se concentrent dans un espace intime, jamais écrasant. Un patrimoine vécu, non mis en scène.



Martinsturm

Depuis Oberstadt, une montée de 2 à 3 minutes à travers des ruelles pavées de plus en plus médiévales mène à l’un des plus beaux points de vue du Vorarlberg et à une tour qui domine discrètement l’horizon depuis le XVIIe siècle.

Le Martinsturm est le monument le plus ancien et le plus emblématique de Bregenz. Construit à l’origine comme grenier et tour de guet, il a ensuite été transformé en manifeste baroque. Son dôme en forme d’oignon, le plus haut de ce type en Europe centrale, s’impose comme une signature visuelle au-dessus de la vieille ville. À l’intérieur, la tour raconte plusieurs époques. Du stockage alimentaire médiéval à la défense urbaine, jusqu’au symbole de pouvoir, elle illustre l’évolution de Bregenz, passée d’une cité fortifiée à une capitale culturelle au bord du lac. L’ascension est récompensée par des vues étendues sur le lac de Constance, la vallée du Rhin et les Alpes. Une histoire qui se mérite.



Pfänderbahn

Avec le Pfänderbahn, la ville s’efface et les Alpes prennent le relais. Il se situe à seulement dix minutes de marche en descente depuis le Martinsturm.

En service depuis 1927, le Pfänderbahn est depuis longtemps le moyen le plus simple de prendre de la hauteur à Bregenz. Le téléphérique grimpe jusqu’à près de 1 064 mètres d’altitude en quelques minutes, transformant la ville en miniature. Depuis le sommet, la vue s’étend sur le lac de Constance et traverse trois pays sans le moindre effort. Autrefois poste d’observation stratégique, le mont Pfänder joue aujourd’hui un autre rôle. Il offre de la perspective, celle qui explique instantanément pourquoi cette région d’Autriche dégage une telle maîtrise.

Le trajet est fluide et contemporain, avec de larges cabines panoramiques pensées pour la contemplation plutôt que pour les sensations fortes. Au sommet, des sentiers soigneusement entretenus mènent à plusieurs belvédères, chacun cadrant le lac et les contreforts alpins sous un angle légèrement différent.



Après-midi : Festspielhaus Bregenz

Une fois redescendu du Pfänderbahn, restez au plus près du lac et laissez-vous guider par le parcours. En cinq minutes environ, la promenade mène naturellement au quartier culturel de Bregenz, où le Festspielhaus structure le front de lac.

Le Festspielhaus Bregenz est la scène majeure de la ville pour les grandes productions, concerts et spectacles internationaux. Il a été conçu pour répondre à des exigences acoustiques élevées et à une ambition assumée, notamment lors des célèbres Bregenzer Festspiele. Les lignes épurées et les vastes espaces intérieurs reflètent l’identité du Vorarlberg, fortement marquée par le design, tandis que l’échelle du bâtiment affirme son poids culturel. Ici, la ville passe du paysage à l’intellectuel sans rien perdre de sa singularité.

Pour approfondir la visite, des visites guidées du Festspielhaus sont proposées de septembre à mai, du lundi au vendredi entre 9 h et 16 h. En été, les visites sont adaptées à la période du festival. Lorsque les conditions le permettent, l’expérience inclut des vues sur la plus grande scène lacustre du monde. Les visites durent généralement entre 50 et 60 minutes et sont organisées en groupes à taille maîtrisée, garantissant un contenu précis et informatif.



Kunsthaus Bregenz

En quittant le Festspielhaus, inutile de réfléchir à l’itinéraire. Traversez la rue voisine, dirigez-vous vers l’intérieur des terres et laissez le lac derrière vous. En environ trois minutes, l’environnement se resserre et l’architecture gagne en netteté. Le Kunsthaus Bregenz apparaît alors.

Le Kunsthaus Bregenz n’est pas passé inaperçu, même si son apparence pourrait le laisser croire. Conçu par Peter Zumthor, le bâtiment adopte une retenue volontaire, et c’est précisément ce qui fait sa force. Sa façade en verre n’est pas décorative. Elle agit comme un filtre, captant la lumière du lac de Constance et la diffusant dans les espaces intérieurs, qui évoluent subtilement du matin au soir. Le bâtiment ne se ressemble jamais tout à fait. La lumière devient partie intégrante de l’exposition, installant une atmosphère sans jamais détourner l’attention des œuvres.

Le musée est reconnu pour son engagement envers des expositions monographiques, chaque présentation étant consacrée à un seul artiste à la fois. Un choix curatoriel volontaire et légèrement radical. Aucun bruit visuel. Aucun récit concurrent. L’attention reste concentrée, permettant une immersion profonde plutôt qu’une simple lecture rapide. Des artistes de renommée internationale disposent souvent d’une liberté totale pour investir l’espace, transformant le bâtiment en toile collaborative plutôt qu’en simple contenant neutre.



GWL - Kaufhaus & mehr

Depuis le Kunsthaus Bregenz, partez vers le sud le long de l’artère principale et continuez au-delà des vitrines aux lignes épurées. En environ deux minutes à pied, l’ambiance passe du silence feutré des galeries au bourdonnement urbain, et GWL - Kaufhaus & mehr apparaît avec une évidence naturelle.

Ouvert en 2012, GWL est un centre commercial urbain contemporain, pensé pour s’intégrer à la ville plutôt que pour la dominer. Son nom résume l’idée. Kaufhaus et plus encore. Conçu comme le pôle commerçant central de Bregenz, il rassemble sous un même toit des marques internationales et des labels régionaux.

La sélection reste nette et actuelle. Attendez-vous à des enseignes de mode internationales comme ZARA et Esprit, ainsi qu’à des noms du sport et du lifestyle tels qu’INTERSPORT. Beauté et essentiels sont également au rendez-vous avec dm drogerie markt et Douglas. On y trouve aussi des boutiques régionales et des concept stores qui reflètent l’élégance discrète du Vorarlberg. Lignes épurées. Belles matières. Rien de tapageur.



Soir : Seepromenade mit Hafenmole

En environ quatre minutes, la ville s’efface et le lac prend le dessus. C’est là que commence la Seepromenade mit Hafenmole, et que la soirée ralentit officiellement le rythme.

La Seepromenade est depuis longtemps la place au premier rang de Bregenz face au lac de Constance. Pensée comme un espace public au bord de l’eau plutôt que comme un parc formel, elle reflète la relation de la ville avec le lac. Ouverte, accessible, sûre d’elle sans ostentation. La Hafenmole, ou jetée du port, s’avance dans le lac et a longtemps servi de point d’amarrage et de poste d’observation, reliant Bregenz au trafic régional de bateaux sur le lac. Aujourd’hui, elle fait davantage office de repère social et visuel.



Seebühne

Une marche de trois minutes vous mène à une structure qui flotte juste au large. Voici la Seebühne, le moment le plus théâtral de Bregenz.

La Seebühne est la plus grande scène flottante du monde, et oui, elle mérite pleinement ce titre. Construite dans le cadre du Festival de Bregenz, cette scène en plein air transforme le lac de Constance en espace de spectacle depuis le milieu du XXe siècle. Les productions y sont célèbres pour leur ambition, avec des décors monumentaux qui surgissent directement de l’eau et changent au fil des saisons. L’opéra en est le pilier, mais c’est l’échelle qui la rend légendaire.

Pendant la saison du festival, la Seebühne devient le cœur du calendrier culturel de la ville. Même en dehors des représentations, le site reste accessible pour l’observer et le découvrir lors de visites guidées. Les visites officielles proposées durant les périodes du festival permettent d’accéder aux coulisses, à la structure de la scène, aux systèmes techniques et aux concepts de production.

Pour une expérience plus saisissante, le soir s’impose. C’est à ce moment-là que la scène s’accorde parfaitement avec la lumière, le lac et cette atmosphère d’attente. Se tenir le long de la promenade ou près des zones d’observation lorsque le soleil descend offre une fin de journée cinématographique, même sans spectacle.



Jour 1 - Carte de l’itinéraire du Vorarlberg


Jour 2

Matin : Schwarzenberg

Depuis Bregenz, l’itinéraire s’enfonce dans les terres et gagne en altitude. Le trajet vers le Bregenzerwald dure environ 45 minutes, troquant les vues sur le lac contre des collines ondulantes et une architecture en bois au caractère immédiatement distinct.

Schwarzenberg est l’un des villages les mieux préservés du Bregenzerwald, et il porte son histoire avec légèreté, mais avec assurance. Le village s’est développé autour de l’agriculture alpine traditionnelle et de l’artisanat, ce qui explique les maisons en bois emblématiques qui bordent le centre. Beaucoup datent de plusieurs siècles et suivent des codes architecturaux stricts, privilégiant les proportions, la fonction et l’harmonie avec le paysage.



Angelika Kauffmann Museum

En quittant le centre du village, continuez le long de la même rue principale, sans changer de direction. Après trois minutes de marche, l’Angelika Kauffmann Museum apparaît, installé dans une maison traditionnelle en bois du Bregenzerwald.

Le musée est dédié à Angelika Kauffmann, l’une des artistes les plus influentes du XVIIIe siècle, et l’une des rares femmes à avoir acquis une reconnaissance internationale à l’époque des Lumières. Élevée à Schwarzenberg, elle devient ensuite membre fondatrice de la Royal Academy à Londres, construisant une carrière à l’échelle des grands centres culturels européens. Installer le musée dans le Kleberhaus historique relie sa réussite mondiale au village qui a marqué ses premières années, créant une continuité forte entre le lieu et l’héritage.

Vous avancez à votre rythme, les visites étant souvent en autonomie. De mai à octobre, des expositions temporaires se succèdent, offrant à chaque saison un nouvel angle curatorial. Ces présentations éclairent l’œuvre de Kauffmann et le climat intellectuel de son époque grâce à un mélange de pièces originales, de reproductions et de dispositifs contextuels. Si vous souhaitez une approche plus structurée, les visites guidées publiques du mardi et du dimanche apportent un commentaire clair et vivant.



Après-midi : Andelsbuch

Un trajet de dix minutes à travers la campagne vallonnée, puis le paysage s’ouvre et Andelsbuch apparaît.

Andelsbuch est réputé pour son équilibre entre tradition et design tourné vers l’avenir, ce qui en fait l’un des villages les plus discrètement influents du Bregenzerwald. Historiquement ancré dans l’agriculture et l’artisanat, il est devenu une vitrine de l’art de vivre alpin contemporain, sans perdre son ancrage.

Ici, rien n’impose un parcours figé, et c’est un avantage. Des itinéraires de promenade mettent en valeur l’architecture moderne, les repères du village et les vues sur la vallée du Bregenzerwald. Certaines balades guidées autour de l’architecture sont proposées selon la saison via les offices de tourisme régionaux, avec un focus sur la manière dont Andelsbuch est devenu une référence du design alpin moderne.



Werkraum Bregenzerwald

Quitter Andelsbuch ne ressemble même pas à un départ. Vous restez sur votre trajectoire, suivez la même route, et avant même que le village ne disparaisse, deux minutes en voiture, ou environ dix minutes à pied, suffisent. Puis le lieu se révèle.

La structure de verre et de bois du Werkraum Bregenzerwald se pose dans le paysage comme si elle y avait toujours été. Ouvert en 2013, le Werkraum Bregenzerwald est un lieu collectif qui met en lumière les maîtres artisans de la région, réunissant menuisiers, ébénistes, métalliers, créateurs textiles et designers sous un même toit. Le concept est simple, mais puissant. Ici, le savoir-faire traditionnel rencontre le design contemporain, non comme une nostalgie, mais comme une pratique vivante. Le bâtiment lui-même, conçu par l’architecte Peter Zumthor, participe à cette logique. À l’intérieur, les expositions changent régulièrement, mettant en avant le travail d’ateliers locaux et de designers. Vous circulez librement dans l’espace, au fil de meubles, d’objets et d’installations pensés pour être touchés, compris et utilisés, pas seulement admirés à distance.

La découverte se fait principalement à votre rythme, à travers des expositions temporaires qui révèlent autant des pièces contemporaines que les récits qui les accompagnent. Pour aller plus loin, des visites guidées sont proposées et valent la peine d’être bien calées. Les visites publiques ont lieu le mercredi à 11 h et le jeudi à 16 h, avec un focus sur l’exposition en cours ainsi que sur l’architecture du Werkraum Haus. Gardez toutefois à l’esprit que les visites publiques se déroulent généralement en allemand.



Bezau

Après environ dix minutes de route, l’atmosphère s’adoucit et le centre de Bezau se dessine. C’est l’un des points d’ancrage sociaux et culturels du Bregenzerwald.

Façonné par l’agriculture, le commerce et l’artisanat, le village s’est développé comme lieu de rencontre pour les communautés alentours. Aujourd’hui, il associe cet héritage à une sensibilité moderne, détendue plutôt que trop travaillée. Les maisons traditionnelles en bois cohabitent naturellement avec des constructions contemporaines, reflétant une évolution progressive plutôt qu’une rupture. C’est un village qui se découvre en flânant. Bezau se parcourt idéalement à pied, en laissant les rues vous mener vers des espaces publics, des repères locaux et des vues ouvertes sur les collines environnantes.



Soir : Kanisfluh

Après environ quinze minutes de route, le paysage s’ouvre et la silhouette apparaît. Large, indéniable, et discrètement dominante. Voici Kanisfluh, et il sait comment conclure une journée avec justesse.

Kanisfluh est l’une des formations montagneuses les plus reconnaissables du Bregenzerwald, non pas parce qu’elle cherche à impressionner, mais parce qu’elle n’en a pas besoin. Dominant les villages de Mellau et Schnepfau, sa vaste face calcaire sert depuis longtemps de repère visuel pour la région. Historiquement, la montagne a structuré les rythmes agricoles, les itinéraires de pâturage et les récits locaux, ancrant la vie quotidienne bien avant de devenir une icône paysagère. Contrairement aux sommets alpins acérés, Kanisfluh donne une impression de stabilité et d’ampleur. Solide. Familière. Presque protectrice dans la manière dont elle veille sur la vallée.

Arriver en début de soirée permet à la montagne de se teinter de nuances plus chaudes, tandis que les ombres s’étirent sur la vallée. Il ne reste plus que l’échelle, le silence et la perspective. Kanisfluh ne clôture pas la journée avec du spectaculaire. Il la clôture avec une évidence tranquille.



Jour 2 - Carte de l’itinéraire du Vorarlberg


Jour 3

Matin : Bludenz

Commencez la matinée à Bludenz, passerelle officieuse entre les vallées du Vorarlberg et la haute montagne. Ici, le rythme urbain rencontre la logique des Alpes, et c’est l’endroit idéal pour entrer en douceur dans une journée qui ne fera que monter.

La vieille ville de Bludenz est compacte, facile à parcourir et discrètement marquée par l’histoire. Des ruelles médiévales s’enroulent autour de bâtiments aux teintes pastel, de passages à arcades et de vestiges d’anciennes fortifications qui rappellent son rôle d’autrefois, celui d’un poste de commerce stratégique. Le plan de la ville reflète encore son passé de carrefour entre les vallées du Montafon, du Klostertal et du Walgau. L’ensemble semble habité plutôt que figé, ce qui rend la flânerie naturelle, jamais théâtrale. Un patrimoine alpin où la vie quotidienne continue, tout simplement.

Bludenz fonctionne parfaitement comme point d’ancrage du matin, car tout y est posé d’un coup, l’histoire, l’échelle, la géographie.



Bürserschlucht

Prenez la direction de Bürs et, en cinq minutes en voiture, ou en vingt minutes à pied, les rues cèdent la place aux parois rocheuses et à l’eau vive. C’est là que la Bürserschlucht prend le relais et réinitialise le tempo de la matinée.

La Bürserschlucht est une gorge alpine étroite, creusée au fil de milliers d’années par des eaux rapides entaillant le calcaire. Historiquement, elle servait de frontière naturelle et de paysage de travail, lié aux moulins et à l’industrie locale. Aujourd’hui, c’est l’une des expériences nature les plus accessibles de la région, où la géologie brute s’équilibre avec des aménagements parfaitement intégrés. Des passerelles en bois et des chemins sécurisés vous guident entre parois abruptes, petites cascades et passages ombragés, offrant du spectaculaire sans basculer dans l’extrême. La nature qui en fait beaucoup, sans jamais hausser le ton.



Silvretta-Center

En quittant la Bürserschlucht, l’itinéraire revient nettement en mode vallée. Suivez la route vers le sud en direction du Montafon et, après environ trente minutes de trajet, le paysage s’ouvre et le centre de Schruns se dessine.

Le Silvretta-Center joue un rôle pratique, mais essentiel, dans la vallée du Montafon. Conçu comme un centre de village moderne plutôt que comme un centre commercial tape-à-l’œil, il reflète la manière dont la région aborde le quotidien. Fonctionnel. Bien organisé. Ancré dans des besoins réels. Sa situation à Schruns en fait un point de rendez-vous naturel, dans la continuité du rôle historique de la commune comme cœur culturel et commercial de la vallée. Aujourd’hui, on y trouve un mélange de boutiques, de cafés et de services locaux, autant pour les habitants que pour les visiteurs.



Après-midi : Staubecken Latschau

De l’eau, des montagnes, et une pause qui tombe juste. Depuis le Silvretta-Center à Schruns, restez dans la vallée et suivez la route vers Tschagguns. En environ cinq minutes de voiture, le décor s’ouvre et le Staubecken Latschau apparaît.

Le Staubecken Latschau est un réservoir créé pour soutenir l’hydroélectricité dans la vallée du Montafon, mais il a depuis longtemps dépassé sa seule fonction. Encadré par des pentes raides et des crêtes boisées, il se situe à la frontière entre la vie de village et le terrain alpin plus élevé. Historiquement lié à l’infrastructure énergétique de la région, il illustre la manière dont le Montafon a toujours travaillé avec son paysage plutôt que contre lui. Aujourd’hui, il ressemble davantage à un miroir naturel qu’à une structure industrielle, ancrant la vallée avec une échelle tranquille et une vraie immobilité.



Bielerhöhe Pass

Restez sur la Silvretta High Alpine Road et montez pendant environ une heure, en regardant le décor passer au niveau supérieur à chaque lacet. Le réseau disparaît, mais la galerie photo se remplit. Puis vous atteignez le Bielerhöhe Pass, à 2 032 mètres d’altitude, et soudain, même le fil d’actualité a besoin d’un instant pour suivre.

Bielerhöhe se trouve au cœur des hautes Alpes de la Silvretta et a toujours été une question de connexion. Bien avant de devenir une route à cocher sur une liste, ce col reliait des régions, puis a soutenu les vastes projets hydroélectriques qui ont façonné le secteur. Les réservoirs alentours et les crêtes ouvertes donnent au lieu son esthétique signature.

Ici, on publie moins et on garde davantage. Une photo grand angle. Un moment de silence.



Soir : Vermuntsee

Une fois Bielerhöhe savouré comme il se doit, la route vous entraîne naturellement vers le bas. Suivez la Silvretta High Alpine Road en direction de Gaschurn et, en environ quinze minutes, le paysage se détend.

Le Vermuntsee fait partie du premier réseau hydroélectrique de la Silvretta, construit dans la première moitié du XXe siècle pour transformer l’eau alpine en énergie. Ce qui n’était au départ qu’une infrastructure se lit aujourd’hui comme un geste de design. Perché en altitude et encadré par des pentes ouvertes, le réservoir est devenu un repère visuel, reflétant les sommets environnants avec une symétrie presque évidente. Il porte l’histoire sans lourdeur, équilibrant l’ingénierie et un calme presque méditatif. Ici, aucun programme n’impose un rythme, et c’est voulu. Le Vermuntsee se vit en autonomie, à travers de courtes promenades au bord de l’eau et des points de vue naturels qui invitent à s’arrêter, pas à avancer au pas de course.



Partenen

Quand le Vermuntsee s’efface dans la lumière du soir, restez sur la route de vallée et laissez le trajet se dérouler naturellement. En environ dix minutes, la route se stabilise, des lumières apparaissent et Partenen se révèle. Sans crescendo. Sans dernier effort. Juste le signal net que la journée est arrivée à son terme.

Partenen se situe à l’extrémité sud de la vallée du Montafon et a longtemps joué le rôle de village seuil. Historiquement, il marquait la transition entre les itinéraires de haute montagne et la vie de vallée, façonné par les liaisons de transport puis par les projets hydroélectriques de la Silvretta. Cet héritage donne au village un caractère solide et fonctionnel. Entouré de pentes abruptes et d’une échelle alpine affirmée, Partenen paraît posé plutôt que scénarisé. Un lieu construit pour l’utilité, pas pour la démonstration.

Terminer la journée à Partenen est un choix assumé. Le soir apporte le calme, une lumière plus douce et cette sensation de conclusion, après une journée pleine d’altitude, de paysages et de mouvement.



Jour 3 - Carte de l’itinéraire du Vorarlberg


Jour 4

Matin : Lech River

Commencez la matinée en douceur en suivant la Lech River, tandis qu’elle traverse le village comme un fil conducteur. Ce tronçon du Lechweg est plat, facile à parcourir et discrètement photogénique, offrant une entrée plus lente dans la journée avant que le dénivelé ne prenne le dessus. Ici, la rivière est encore jeune et limpide, avançant calmement entre des berges herbeuses et des ponts en bois.

Cette marche fonctionne parce qu’elle vous recentre. Vous êtes entouré par l’ampleur alpine, mais le rythme reste à échelle humaine. Un rappel que Lech n’est pas seulement une question d’altitude. C’est aussi une question de proportions.



Skyspace Lech

Moins de ciel, plus de moment.

Depuis le village, une courte montée vous éloigne du mouvement pour vous conduire vers quelque chose de volontairement plus calme. Créée par l’artiste de la lumière James Turrell, l’installation est pensée pour vous ralentir, sans vous demander la permission. Vous entrez dans une chambre simple, vous vous asseyez et vous levez les yeux vers une ouverture dans le plafond.

L’accès est volontairement limité, ce qui garantit une expérience plus sereine et plus concentrée. Les visites suivent des horaires précis, souvent autour du lever ou du coucher du soleil, et des sessions guidées peuvent être réservées. C’est à ce moment-là que vous regardez le ciel passer par plusieurs nuances en une seule assise. La structure reste silencieuse, exprès, pour laisser l’expérience parler d’elle-même.



Rüfikopf Seilbahn

Revenez vers le centre du village et suivez l’appel doux de la pente. En quelques minutes, la station de départ du Rüfikopf Seilbahn s’impose.

Rüfikopf a toujours été une histoire de perspective. Le téléphérique vous élève depuis Lech jusqu’à l’un des points de vue les plus dominants de l’Arlberg, déployant le paysage d’un seul geste, net et assuré. À mesure que vous montez, le village rapetisse, les sommets s’étirent et l’échelle du massif de l’Arlberg devient évidente. Depuis le haut, les vues s’ouvrent sur des crêtes rugueuses en direction de Zürs, de St. Anton et de profondes vallées alpines qui semblent sculptées plutôt que construites. Un relief de haute montagne classique, ample et puissant, plutôt que tranchant et chaotique.



Après-midi : Zürs am Arlberg

La transition entre Lech et Zürs dure environ dix minutes, mais le changement d’atmosphère est immédiat. La route se resserre, le mouvement ralentit, et Zürs apparaît sans introduction, et sans en avoir besoin.

Ici, le volume baisse. Délibérément. Zürs a toujours fonctionné sur une autre fréquence. Perché dans l’Arlberg et façonné par l’altitude et la neige, il s’est développé comme une petite implantation alpine bien avant que le prestige n’entre dans la conversation. Ce que vous voyez ici est intentionnel. Des rues compactes, des structures alpines traditionnelles et un plan qui semble tourné vers l’intérieur plutôt qu’exposé. L’histoire n’y est pas mise en vitrine. Elle fait partie du décor, intégrée au rythme quotidien.



Zürsersee

Depuis le centre de Zürs, comptez cinq minutes de route, ou une marche régulière en montée qui paraît volontaire plutôt qu’exigeante. La route s’éloigne légèrement du village, puis se relâche. C’est le signal. Zürsersee apparaît, sans effet.

Zürsersee a été façonné par la géographie alpine et les rythmes saisonniers bien avant de devenir une parenthèse paysagère sur l’itinéraire de l’Arlberg. Le lac se tient au-dessus du village, encadré par des pentes ouvertes et de larges faces montagneuses qui donnent à l’ensemble une sensation d’espace plutôt que d’enfermement. En hiver, tout va vite. Les skis tracent, les remontées tournent sans pause. Hors saison, le lac change complètement de ton. L’eau reste immobile. Les reflets se précisent. Les sommets se dédoublent à la surface. On a moins l’impression d’une destination que d’un signe de ponctuation. Court, intentionnel, parfaitement placé.



Flexenpass

Depuis Zürs, restez sur la Flexenstraße et continuez à monter. Le trajet dure environ dix minutes, mais le basculement arrive plus tôt qu’on ne l’imagine.

Le Flexenpass façonne les déplacements à travers l’Arlberg depuis des siècles. Bien avant les remontées mécaniques et les hôtels alpins, ce passage de haute montagne constituait un lien vital entre les vallées, facilitant le commerce, les migrations saisonnières et la communication à travers un relief difficile. La route moderne respecte cet héritage sans en faire un spectacle. Des tunnels sont creusés directement dans la montagne, les virages suivent les courbes naturelles, et les variations d’altitude semblent conçues avec intention plutôt qu’avec bravade. Une infrastructure qui comprend la retenue.

Il n’y a pas de centre d’accueil ni de circuit de visite figé au Flexenpass, et c’est précisément ce qui fait son efficacité. La plupart des voyageurs le vivent comme une portion de route panoramique entre Zürs et Lech, ou comme une pause sur des itinéraires alpins plus longs.



Soir : Arlberg Pass

Restez sur la route de montagne, laissez les courbes vous guider, et en quelques minutes, le paysage s’ouvre, l’altitude devient presque cérémonielle. Voici l’Arlberg Pass, et oui, c’est là que l’itinéraire est censé s’achever.

L’Arlberg Pass a toujours été plus qu’un simple passage. Pendant des siècles, il a servi de lien essentiel entre des régions, façonnant le commerce, les voyages et la vie alpine bien avant que la culture du ski n’entre en scène. Perché entre deux vallées, le col porte en lui une sensation de transition inscrite dans la géographie. C’est un lieu défini par le mouvement et la connexion, où l’histoire ne se lit pas à travers des monuments, mais à travers le flux continu de personnes, d’idées et d’itinéraires qui traversent les montagnes.

L’Arlberg Pass ne clôt pas l’itinéraire avec un spectacle. Il le clôt avec de la perspective, en rappelant que les plus beaux voyages n’ont pas besoin d’effets finaux. Ils ont juste besoin du bon endroit pour s’arrêter.



Jour 4 - Carte de l’itinéraire du Vorarlberg


Autres choses à faire dans le Vorarlberg

Le Vorarlberg récompense la curiosité. Une fois les incontournables cochés, c’est là que la région révèle toute son amplitude. Design, nature, eau, altitude, et ce luxe discret qui n’a rien à prouver. Ce sont des lieux que l’on choisit quand on a fini de courir, et qu’on est prêt à se laisser surprendre, un peu.

  • Bregenzerwald Cheese Road : c’est l’expression du slow luxury à la façon du Vorarlberg. Un réseau de fromageries d’alpage, de pâturages de montagne et d’étapes de village qui transforme le fromage en langage culturel. Ici, vous pouvez participer à des dégustations guidées, des visites de caves, et découvrir des chalets d’alpage saisonniers où la production est expliquée avec fierté et précision.


  • Pfänder : le Pfänder s’élève directement au-dessus de Bregenz et sert de belvédère naturel à la ville. Facilement accessible en téléphérique, il offre des panoramas sur le lac de Constance, avec l’Autriche, l’Allemagne et la Suisse visibles par temps clair. Vous suivez de courts sentiers panoramiques, vous vous arrêtez aux points de vue, et vous laissez l’échelle s’imposer.


  • Dornbirn Rappenlochschlucht : la Rappenlochschlucht, près de Dornbirn, montre le Vorarlberg dans sa forme la plus élémentaire. Creusée par la Dornbirner Ach au fil des millénaires, la gorge révèle comment l’eau, la pierre et la pression ont façonné la région bien avant que les implantations ne s’étendent dans les vallées. Vous entendrez l’eau avant de la voir, et l’échelle paraît encore plus intense quand rien ne vous presse.


  • Vorarlberg Museum : c’est ici que tout s’assemble. Le musée explique comment le paysage, l’architecture et la culture artisanale du Vorarlberg se sont influencés au fil du temps. Les expositions sont claires et pensées avec finesse, ce qui permet de parcourir les salles sans saturation. Le bâtiment lui-même prolonge cette approche, mêlant une forme contemporaine à des références matérielles issues des traditions locales. La visite affine le regard, et aide à repérer, tout au long du voyage, des constantes dans l’organisation des villages, l’usage des matériaux et cette retenue culturelle si caractéristique.


  • Schlosspalast Hohenems : le Schloss Hohenems rappelle l’influence politique et culturelle passée de la ville. Construit au XVIe siècle, ce palais Renaissance a autrefois accueilli noblesse, érudits et artistes circulant entre les Alpes et les grands centres européens. Son importance tient moins à sa taille qu’à sa position.



Choses à faire avec des enfants dans le Vorarlberg

Le Vorarlberg aborde le voyage en famille autrement. Il n’assomme pas les enfants avec du bruit, et n’épuise pas les parents avec une logistique interminable. À la place, il propose des lieux qui combinent mouvement, apprentissage, nature et juste ce qu’il faut d’effet waouh pour que tout le monde reste accroché. Des endroits où la curiosité est récompensée, où l’énergie se dépense au bon endroit, et où l’expérience garde cette impression de design réfléchi plutôt que de simple divertissement.

  • Inatura - Erlebnis Naturschau Dornbirn : Inatura est le genre de musée où les enfants oublient qu’ils sont dans un musée. Situé à Dornbirn, c’est un centre interactif dédié aux sciences et à la nature, conçu autour de l’exploration par l’action. Ici, on ne lit pas de longs panneaux. On touche, on teste, on avance à travers des dispositifs qui expliquent les écosystèmes, la biologie humaine et les phénomènes naturels d’une manière qui reste vraiment en tête.


  • Alpenwildpark Pfänder : tout en haut de Bregenz, l’Alpenwildpark Pfänder transforme une sortie en montagne en expérience animalière. Ce parc en plein air abrite des animaux alpins locaux, comme les bouquetins, les cerfs, les marmottes et les sangliers, le long de sentiers faciles avec des vues panoramiques sur le lac de Constance. Les enfants s’approchent suffisamment pour observer, sans que les aménagements donnent une impression de barrière, tandis que les adultes apprécient le cadre naturel, loin d’une organisation façon zoo.


  • Waldbad Enz : quand la météo est de la partie, le Waldbad Enz à Dornbirn est l’endroit où l’énergie se dépense comme il faut. Ce complexe de baignade en plein air, installé dans un environnement verdoyant, propose plusieurs bassins, des toboggans et des zones de jeu adaptées à différents âges. L’ensemble ressemble davantage à un parc avec de l’eau qu’à une piscine classique, ce qui garde l’ambiance détendue et conviviale.


  • Karren : le Karren est un belvédère familial au-dessus de Dornbirn, qui combine panorama et accessibilité. Le téléphérique fait le travail difficile, et vous dépose sur des chemins larges, des points de vue dégagés et des espaces où les enfants peuvent explorer en sécurité. La zone sommitale est facile à gérer et bien organisée, ce qui permet de profiter des vues sans la pression d’une surveillance permanente. Une introduction douce aux paysages alpins, qui reste vraiment gratifiante.


  • Schattenburg Castle : les châteaux gagnent automatiquement avec les enfants, et Schattenburg tient la promesse sans avoir besoin d’en rajouter. Perchée au-dessus de Feldkirch, cette forteresse médiévale offre des tours, des cours intérieures et de solides murs de pierre qui donnent envie d’explorer. À l’intérieur, des expositions expliquent la vie quotidienne, la défense et les outils médiévaux d’une manière simple à comprendre.


  • Alpine Coaster Golm : pour les enfants qui ont besoin de vitesse plus que de structure, l’Alpine Coaster de Golm est le moment fort. Cette luge sur rails de montagne vous permet de contrôler l’allure, ce qui rend l’expérience excitante sans devenir trop intense. Le tout se déroule dans un décor alpin, ce qui garde la sensation ancrée dans le lieu, plutôt que d’évoquer un parc d’attractions posé au milieu des montagnes. C’est court, percutant, et quasiment certain d’être redemandé.



Excursions d’une journée depuis le Vorarlberg

La position du Vorarlberg a un effet discret, mais puissant, sur un itinéraire. Il suffit de dépasser légèrement les frontières de la région pour que le paysage, la langue et le ton culturel basculent presque immédiatement. Ces excursions ne donnent pas l’impression d’ajouts. Elles ressemblent à des prolongements naturels, assez proches pour se faire sans effort, mais suffisamment distincts pour remettre la perspective à zéro. Chaque destination ci-dessous apporte du contraste et de la texture.

  • St. Gallen, Suisse : vous sentez le changement presque dès le passage de la frontière. À environ une heure de Bregenz, la trame urbaine se resserre et l’ossature intellectuelle de la ville apparaît. St. Gallen s’organise autour de l’Abbaye de Saint-Gall, site classé à l’UNESCO qui structure le centre historique. La cathédrale baroque et la bibliothèque abbatiale, qui abrite l’une des collections de manuscrits les plus importantes au monde, ancrent la visite. Au-delà de l’abbaye, la vieille ville se déploie en ruelles bordées d’oriels richement ornés, témoins de la prospérité textile de la cité.


  • Lindau, Allemagne : l’un des gains transfrontaliers les plus rapides. En environ 30 minutes depuis Bregenz, vous arrivez dans une ville insulaire posée sur le lac de Constance. La vieille ville de Lindau se lit immédiatement, marquée par l’entrée du port, encadrée par le phare et la statue du Lion de Bavière. Rues faciles à parcourir, façades historiques et proximité constante de l’eau donnent une impression maîtrisée, plus composée que saturée.


  • Appenzell, Suisse : Appenzell se rejoint en voiture en environ une heure, mais le basculement culturel paraît bien plus grand. Le centre du village est connu pour ses maisons aux façades vivement peintes. Le charme d’Appenzell va toutefois au-delà de l’esthétique. De petits musées et des ateliers d’artisans expliquent des traditions solides et une culture d’indépendance politique. Ici, comprendre rend l’expérience plus riche.


  • Vaduz, Liechtenstein : Vaduz arrive sans bruit. À environ une heure de Feldkirch, la capitale du Liechtenstein se présente avec un minimum de friction et une clarté immédiate. La ville est petite, mais ses institutions culturelles sont soigneusement sélectionnées. Parmi les temps forts, on trouve les musées nationaux regroupés le long de l’axe principal, ainsi que la vue vers le château de Vaduz, qui domine la colline au-dessus de la ville.


  • Chur, Suisse : Chur demande un peu plus de route, mais la récompense est réelle, à environ 1 h 30 de Bludenz. Considérée comme la plus ancienne ville de Suisse, elle superpose des fondations romaines, des ruelles médiévales et une géographie alpine très présente. La vieille ville piétonne est le point fort, avec ses passages étroits menant à des places historiques, des églises et des points de vue en hauteur. Chur se découvre mieux comme une marche culturelle que comme une liste à cocher, et des parcours guidés apportent une lecture claire de son évolution, au carrefour des routes commerciales alpines.


  • Konstanz, Allemagne : Konstanz est une option idéale quand on cherche de l’ampleur sans le chaos. À environ 1 h 30 de Bregenz, la ville se situe à l’extrémité ouest du lac de Constance et porte un véritable poids historique. Elle est surtout connue pour avoir accueilli le concile de Constance au XVe siècle, un moment charnière de l’histoire de l’Église en Europe. La vieille ville, le secteur de la cathédrale et les promenades au bord du lac créent une excursion équilibrée, mêlant histoire et respiration.



Parcours de golf dans le Vorarlberg

Le golf dans le Vorarlberg n’a rien à voir avec des fairways parfaitement manucurés, cachés derrière des clôtures. Ici, les parcours lisent le relief, transformant les variations d’altitude, les horizons de montagne et l’air alpin en jouabilité, pas en simple décor. Ces parcours récompensent les coups réfléchis et le sens de la stratégie. Et oui, des vues spectaculaires, sans jamais voler la vedette au jeu. Voici une sélection de parcours remarquables dans la région, chacun avec sa personnalité.

  • Golfpark Bregenzerwald : un parcours à la rencontre du design et du terrain. Niché au pied du Bregenzerwald, il paraît intentionnel plutôt que fabriqué. Les fairways et les greens s’inscrivent dans des prairies ondulantes et de légères pentes, avec des crêtes montagneuses en toile de fond. Le cadre invite à jouer avec mesure et récompense la patience. Les expériences plus haut de gamme incluent souvent des espaces de club-house avec des salons soignés, et vous pouvez associer votre partie à une dégustation de fromage local ou à une halte architecturale à proximité.


  • Golfclub Bludenz-Braz : ici, le jeu cesse de lutter contre le paysage et commence à travailler avec lui. Situé entre la ville alpine de Bludenz et l’entrée de la vallée du Klostertal, ce parcours 18 trous semble intégré avec finesse plutôt qu’imposé. Les fairways suivent les courbes naturelles du fond de vallée, encadrés par des parois montagneuses qui donnent à chaque trou une sensation d’ampleur, sans intimidation. Vous jouez en terrain ouvert, mais jamais à découvert. Tout paraît équilibré, mesuré, et discrètement panoramique.


  • Golf-Club Arlberg : installé dans la zone de ski de St. Anton am Arlberg, près du secteur de Nasserein, ce parcours 9 trous se joue en plein décor de haute montagne, où les vues sur les sommets accompagnent chaque swing. L’échelle est résolument alpine, mais l’atmosphère reste accessible. Vous êtes entouré de pics, et pourtant le parcours accueille sans intimider. Ce qui rehausse l’expérience, c’est le rythme social. De petits tournois hebdomadaires rassemblent visiteurs et locaux, dans une ambiance à taille humaine.


  • Golf Club Montfort Rankweil : GC Montfort Rankweil joue sur une autre force. Situé au cœur de la vallée du Rhin, dans le Vorarlberg, ce parcours 18 trous s’étire le long de la plaine du Rankweiler Weitried, où l’ouverture et la facilité d’accès définissent l’expérience. Le terrain y est plus plat et plus ample que sur les parcours alpins voisins. Les infrastructures d’entraînement font pleinement partie du lieu. Le driving range est en service, avec départ depuis des tapis, ainsi qu’une zone de jeu et un green artificiel, parfaits pour un échauffement ciblé et un travail technique précis.



Hippodromes dans le Vorarlberg

Le Vorarlberg aborde le cheval comme il aborde l’architecture et le paysage. Avec retenue, respect et sens du but. Plutôt que des hippodromes, la région mise sur une culture équestre vivante, des structures d’entraînement et des traditions saisonnières liées à la vie alpine. Ici, on trouve de la proximité, de l’authenticité et du savoir-faire, pas du spectacle.

  • Bregenzer Reitervereinigung : la Bregenzer Reitervereinigung est l’une des associations équestres historiques de la région, située près du lac de Constance et facilement accessible depuis Bregenz. Le club privilégie les disciplines classiques, l’entraînement structuré et le développement des cavaliers, plutôt que la mise en scène de la compétition. Les installations sont pensées pour la pratique régulière, les cours et des événements régionaux liés au calendrier équestre, plus qu’aux attentes touristiques.


  • Reitclub Montafon : le Reitclub Montafon reflète la vie équestre dans un contexte de vallée alpine. Implanté dans la région du Montafon, le club intègre l’équitation à un paysage façonné par les traditions agricoles, les rythmes saisonniers et le relief de montagne. L’entraînement s’adapte au terrain, avec un accent marqué sur l’équilibre, le contrôle et l’aisance sur des sols variés. L’attrait tient à l’authenticité. Vous pouvez suivre des cours, participer à des programmes jeunesse et assister à des événements locaux, plutôt qu’à de grandes compétitions.



Où skier dans le Vorarlberg

Le Vorarlberg ne sur-explique pas le ski. Il laisse les montagnes s’en charger. Les domaines skiables ici sont pensés pour des pistes solides et des visuels solides. De larges pistes damées, des remontées fluides, et des panoramas aussi beaux en photo qu’ils le sont sous les skis. On ne choisit pas entre performance et esthétique. On a les deux. Le luxe se montre sans bruit. Logistique fluide, neige fiable, et des pentes qui restent photogéniques de la première remontée à la dernière descente.

  • Lech Zürs am Arlberg : si vous voulez un ski parfaitement maîtrisé du début à la fin, c’est ici. Vous enchaînez des remontées qui se connectent sans friction à travers un terrain de haute montagne, ouvrant sur de longues pistes impeccables, avec une vraie altitude. Les pentes sont larges, damées à la perfection, et encadrées par des vues qui n’ont pas besoin de filtres.


  • Silvretta Montafon : Silvretta Montafon est l’option quand on cherche l’échelle et le relief. Vous skiez sur un grand terrain de montagne, avec de longues descentes et de larges faces qui récompensent les virages assurés. Les panoramas sont puissants, la neige tient bien, et l’infrastructure de remontées maintient un rythme efficace. Si vous aimez mixer un ski sérieux avec des moments qui méritent d’être capturés, l’endroit délivre les deux.


  • Damüls-Mellau : Damüls-Mellau trouve le point d’équilibre entre altitude et ambiance. Vous y gagnez une neige généreuse, un terrain varié et des pistes qui respirent, plutôt que de donner une sensation de foule. C’est le genre d’endroit où l’on skie à son rythme, où l’on s’arrête pour les vues, et où l’on retrouve encore de belles lignes plus tard dans la journée. Le paysage autour reste doux et cinématographique, donnant à chaque descente une impression de justesse et de panorama.


  • Warth-Schröcken : si la qualité de neige est votre priorité, Warth-Schröcken tient la promesse. Vous skiez dans l’un des coins les plus enneigés des Alpes, avec un accès à un hors-piste solide et des lignes de poudreuse qui se méritent. La connexion avec l’ensemble de l’Arlberg vous offre de l’amplitude, tandis que l’atmosphère du village reste calme et concentrée.



Restaurants étoilés Michelin dans le Vorarlberg

La scène Michelin du Vorarlberg ne cherche pas à faire du bruit. Elle est précise, sûre d’elle, et profondément ancrée dans le lieu. Ce qui marque, ce n’est pas seulement la technique, mais la manière naturelle dont les ingrédients alpins, les traditions régionales et les idées modernes se rejoignent. Ici, les cuisines travaillent avec intention. On le ressent dans le rythme du repas, la netteté des saveurs, et dans la façon dont chaque assiette reflète l’endroit où l’on se trouve, plutôt que de courir après des tendances venues d’ailleurs.

  • Kilian Stuba : Kilian Stuba se place au sommet de la hiérarchie culinaire de la région avec deux étoiles Michelin, et porte ce statut avec une aisance évidente. Le cadre fixe déjà le niveau d’attente, mais la cuisine va encore plus loin. Sous la direction partagée de Sascha Kemmerer et Hans-Jörg Frick, la maison mise sur la précision, le contraste et une saisonnalité maîtrisée. Les menus évoluent au fil de l’année, enchaînant quatre à six services qui équilibrent les produits alpins et des influences plus larges, au-delà du Kleinwalsertal. Les assiettes sont raffinées, mais généreuses en goût, et la possibilité de commander les services à l’unité rend l’expérience plus souple.


  • Griggeler Stuba : Griggeler Stuba possède une étoile Michelin et propose l’une des expériences gastronomiques les plus distinctives de l’Arlberg. Situé dans l’enclave piétonne d’Oberlech, le restaurant associe un intérieur chaleureux, habillé de bois, à une cuisine ouverte, concentrée et précise. La table s’inscrit dans un esprit alpin contemporain, avec une influence japonaise subtile. Des plats comme la langoustine aux jeunes pousses de wasabi et écume de coquillages montrent comment la technique et la retenue travaillent ensemble. Une cave à vins profonde, ainsi qu’une présentation soignée des ingrédients avant chaque service, ajoutent des couches à l’expérience.


  • Guth : Guth compte une étoile Michelin et prouve que le raffinement n’a pas besoin de complexité pour exister. La cuisine défend un style net, épuré, qui place la qualité du produit au premier plan. Des plats comme le vitello tonnato de veau d’Andelsbuch, ou le poisson blanc du lac de Constance avec gnocchi aux olives, montrent à quel point la simplicité peut être sûre d’elle quand elle est parfaitement exécutée. La salle prolonge cette philosophie, contemporaine mais chaleureuse, avec de grandes fenêtres ouvertes sur le jardin. Guth est une adresse calme, ancrée et précise, offrant une expérience étoilée élégante, sans théâtre.


  • Mangold : Mangold détient une étoile Michelin et se distingue par sa capacité d’adaptation. La cuisine s’oriente vers une gastronomie régionale contemporaine, mais l’expérience change selon l’endroit où l’on s’installe. Stube rustique, Rossini aux accents méditerranéens, Wintergarten baigné de lumière, ou cour intérieure silencieuse, chaque espace imprime une atmosphère différente. Le menu suit le mouvement, avec des plats ancrés dans les produits locaux, mais stylés avec une clarté moderne. Mangold reste accessible tout en étant soigné, ce qui en fait l’une des expériences Michelin les plus modulables de la région.


  • Rote Wand Chef’s Table : Rote Wand Chef’s Table est l’une des déclarations culinaires les plus fortes du Vorarlberg, récompensée de deux étoiles Michelin. L’expérience est intime et très orchestrée, se déroulant à travers différents espaces avant de vous installer au comptoir en fer à cheval, face à la cuisine. La cuisine de Julian Stieger est moderne et expressive. Des créations signatures comme le “Blutwurstbrot” revisité, ou le canard maturé avec sauce aux cèpes, révèlent une main sûre et une identité personnelle affirmée.



Où manger dans le Vorarlberg

Manger dans le Vorarlberg a quelque chose de délicieusement simple. Ici, les restaurants ne courent pas après les tendances et ne sur-expliquent pas ce qu’il y a dans l’assiette. À la place, ils misent sur la clarté, le confort et une confiance tranquille. On passe de tables de poissons au bord du lac à des cuisines discrètement expressives, de lieux pensés pour partager à des salles plus intimes où la tradition garde du poids. Ces adresses reflètent la façon dont le Vorarlberg mange au quotidien.

  • Eltoro Las Tapas Al-Andalus apporte à table une convivialité méditerranéenne, avec une carte pensée pour le partage. Les petites assiettes arrivent régulièrement, invitant à goûter plutôt qu’à se fatiguer à choisir. Un plat revient souvent comme une évidence : le poulet entrecôte aux herbes, apprécié pour sa profondeur de goût et son assaisonnement maîtrisé. C’est le genre d’assiette qui devient, sans bruit, le point de référence du reste du repas. La sangria joue un rôle tout aussi important, fraîche et fruitée, complétant l’expérience sans jamais la dominer.


  • Masala Kitchen : Masala Kitchen est porté autant par une histoire personnelle que par les saveurs. Ancré dans le parcours de son fondateur, le restaurant présente la cuisine indienne comme quelque chose de complexe, expressif et profondément intentionnel. La carte réunit des classiques à base de viande, ainsi que des options végétariennes et véganes, toutes construites autour d’épices choisies avec soin et d’une préparation fraîche. Les plats arrivent colorés et aromatiques, reflétant la diversité des cuisines régionales indiennes plutôt qu’un style unique. Ici, dîner ressemble davantage à un récit culinaire guidé qu’à une commande sur une liste.


  • Zum Verwalter ne cherche pas l’attention. Caché à Dornbirn, il se présente sans effet. Les salles sont traditionnelles et posées, avec bois sombre, nappes blanches et cette impression de permanence qui donne envie de s’installer plutôt que d’expédier un repas. La cuisine s’oriente vers des plats autrichiens classiques et régionaux, préparés avec soin, sans fioritures inutiles, laissant la technique et les produits parler d’eux-mêmes. Le service suit le même rythme, calme, attentif et naturel, faisant de Zum Verwalter une adresse choisie pour des soirées mesurées et des conversations, pas pour la nouveauté ou la vitesse.


  • Wirtschaft zum Schützenhaus a quelque chose de familier et de solide. Installé dans un bâtiment historique, avec un jardin détendu, il convient aux déjeuners sans hâte et aux longues soirées en plein air. La carte reste fidèle aux classiques autrichiens régionaux et aux plats de saison, servis généreusement et sans détour. Le service est aimable et discret, ce qui en fait une adresse où l’on revient pour la constance, plus que pour la surprise.


  • Moritz Bio-Restaurant adopte une approche réfléchie et discrète. Situé à Hohenems, le lieu paraît calme et cohérent, jamais démonstratif, avec une atmosphère qui invite à ralentir et à prêter attention. La carte repose sur des produits bio et de saison, traités avec retenue et clarté plutôt qu’avec excès. Les assiettes sont équilibrées, laissant la saveur et la provenance mener le jeu. Le service est doux et attentif, renforçant l’idée que Moritz parle moins de spectacle que d’intention, une adresse choisie pour des repas tranquilles et une cuisine plus consciente.



Où boire dans le Vorarlberg

Les soirées ici se construisent autour de l’atmosphère, du son, et de lieux pensés avec intention plutôt que surproduits. Vous ne trouverez pas de clubs copiés-collés ni une vie nocturne qui en fait trop pour impressionner. À la place, vous passez de salle en salle, chacune parfaitement consciente de ce qu’elle est. Un bar où la musique compte vraiment. Un espace cocktails où le design donne le tempo. Une adresse où le live rassemble, sans forcer le moment. Si vous aimez les nuits qui se déroulent naturellement et laissent de la place à la conversation, ce sont les lieux qui font juste.

  • Bunt Bar : Bunt Bar ressemble à un noyau créatif, plus qu’à un simple endroit où boire un verre. On entre et on comprend tout de suite que la culture passe avant les cocktails. Punk et indie rock structurent l’ambiance sonore, des expositions d’art se succèdent sur les murs, et les concerts transforment des soirées ordinaires en souvenirs. On vient quand on veut une nuit expressive et un peu imprévisible, dans le bon sens du terme. C’est le genre de bar où les conversations démarrent facilement, parce que tout le monde a choisi l’endroit en connaissance de cause.
  • August Cocktail Bar : installé dans un bâtiment historique restauré avec soin, le lieu mêle héritage architectural et savoir-faire contemporain avec une fluidité qui paraît naturelle. Les cocktails sont précis et équilibrés, faits pour être savourés, pas expédiés. Ici, on remarque les détails. La verrerie, la lumière, le rythme. L’atmosphère incite à s’attarder, idéale pour des soirées qui commencent doucement et s’étirent plus longtemps que prévu.
  • Tivoli Dornbirn : à mi-chemin entre bar et lieu d’événements, l’adresse vit au rythme du mouvement et de la musique. Les performances live sont régulières, et le jardin extérieur ajoute une dimension sociale qui rend l’ensemble ouvert et accueillant. On ne vient pas ici pour rester immobile. On vient pour sentir la salle. Les boissons restent simples, les prix raisonnables, et le public est là pour participer, pas pour regarder. Les bons soirs, Tivoli devient le centre de gravité de la scène sociale de Dornbirn.
  • KREUZ Bar : KREUZ Bar sait rester raffiné sans perdre de chaleur. Situé au cœur de Bregenz, c’est une valeur sûre pour des cocktails parfaitement exécutés et un service sincèrement attentif. Le whisky et le gin mènent la danse, mais la carte laisse de la place à d’autres envies. On remarque surtout à quel point il est facile de s’y installer. L’ambiance reste vivante, sans jamais devenir chaotique.
  • Kala : avec un intérieur moderne et cosy, et une musique qui accompagne la conversation au lieu de la concurrencer, l’endroit est immédiatement accessible. Cocktails et chicha y cohabitent naturellement, attirant un public qui aime les rythmes détendus et une énergie familière. On peut s’y arrêter par hasard et y rester plus longtemps que prévu. Situé près de la gare de Dornbirn, Kala fonctionne particulièrement bien comme adresse de fin de soirée.



Cafés dans le Vorarlberg

Le café, dans le Vorarlberg, n’est pas un simple réflexe en arrière-plan. On le voit à la manière dont les gens s’attardent aux tables, dont les conversations durent au-delà de la dernière gorgée, et dont les cafés sont pensés pour rester, pas seulement pour passer. Certains lieux sont sociaux et énergiques, d’autres calmes et introspectifs, mais tous comprennent qu’un bon café fait plus que servir du café. Répartis entre Bregenz, Dornbirn et Feldkirch, ils reflètent chacun leur quartier avec subtilité. L’un attire par la vue, l’autre par l’odeur des grains fraîchement torréfiés, un autre par cette sensation simple, on vous laisse rester autant que vous voulez.

  • Cafesito s’intègre facilement à votre routine. L’espace est lumineux et vivant sans devenir agité, et la carte offre des choix sans vous noyer. Le café est fiable, les pâtisseries généreuses, et il y a assez de variété, y compris des options véganes, pour garder l’intérêt. Le libre-service maintient un bon flux, mais l’atmosphère reste détendue.
  • MOMO Coffeeart a un côté personnel dès l’entrée. Installé dans un coin plus calme de Feldkirch, le café équilibre charme vintage et vraie chaleur. Plafonds voûtés bas, tables en bois, lumière douce, l’ensemble crée un décor intime sans être étouffant. Le café est préparé avec des grains de grande qualité, et les gâteaux et petites choses à grignoter ont ce côté fait maison, dans le meilleur sens.
  • BAHI café & space est volontairement apaisé. Le design vous invite à vous poser, que ce soit pour ouvrir un ordinateur, retrouver quelqu’un, ou simplement rester avec une tasse, sans programme. La carte penche vers le végétarien et le végane, des assiettes plus saines et des gâteaux maison, pensés avec soin plutôt qu’alignés sur une mode. Hauts plafonds, bois chaleureux, grandes tables communes et lumière douce créent une ambiance calme sans être silencieuse. C’est social, mais pas bruyant. Concentré, mais jamais rigide. On s’y installe avec intention, que ce soit pour travailler, pour une longue conversation, ou pour s’autoriser à ralentir la journée.
  • Kaffeemacher Bregenz : proche du lac, il utilise son emplacement à merveille, surtout quand le temps s’y prête. Ici, le café vient avec la vue, et l’espace compact donne une impression conviviale, presque de quartier. La carte reste centrée sur les boissons, avec des cafés de spécialité et quelques incontournables auxquels les habitués tiennent. On s’y arrête quand on veut un très bon café, avec de la lumière, un peu de mouvement, et la sensation d’être exactement au bon endroit.
  • Kaffeewerk Handle adopte une approche plus exigeante. Ouvert seulement certains jours, il repose sur une idée simple : la qualité avant la quantité. La carte est courte, les grains sont torréfiés frais, et les baristas savent précisément ce qu’ils servent. On vous encourage à poser des questions, à goûter avec attention, à observer. C’est une adresse pour celles et ceux qui aiment comprendre ce qu’il y a dans la tasse, et pourquoi ça a ce goût-là.



Où séjourner dans le Vorarlberg

  • Falkensteiner Family Hotel Montafon (5 étoiles) : le Falkensteiner Family Hotel Montafon propose une approche contemporaine du luxe alpin à Tschagguns. L’architecture est audacieuse mais fonctionnelle, et les intérieurs sont pensés pour gérer aussi bien l’activité que les temps calmes, sans effort. Chambres spacieuses, espaces bien-être généreux et agencements intelligents en font un choix particulièrement séduisant pour les familles, sans que l’expérience ne devienne chaotique. Le cadre montagnard est intégré à chaque aspect du séjour, des vues à l’accès direct à l’extérieur. On choisit cet hôtel quand on veut du confort, du design et de la nature qui travaillent ensemble, sans compromis.


  • Seehotel am Kaiserstrand (5 étoiles) : le Seehotel am Kaiserstrand se définit par sa relation avec le lac de Constance. Installé directement au bord de l’eau à Lochau, l’hôtel offre une sensation d’ouverture qui donne immédiatement le ton. Les intérieurs sont modernes et discrets, laissant les vues sur le lac rester au centre, sans concurrence. Ici, on est censé prendre le temps. Longues sessions au spa, baignades sans hâte, et moments où le lac impose doucement le rythme de la journée.


  • Hirschen Dornbirn – das boutiquestyle hotel (4 étoiles) : le Hirschen Dornbirn se distingue en mêlant design boutique et énergie résolument urbaine. Situé à Dornbirn, l’hôtel paraît contemporain et connecté, avec des intérieurs modernes mais chaleureux. Les chambres prolongent cette approche orientée design. De grandes fenêtres laissent entrer la lumière naturelle, et l’atmosphère générale invite à des matins lents et des soirées sans précipitation. L’un des atouts majeurs de l’hôtel est l’espace bien-être sur le toit, qui ajoute une dimension calme et légèrement suspendue au séjour.


  • Hotel Schwärzler in Bregenz (4 étoiles) : l’Hotel Schwärzler a construit sa réputation sur la constance et le confort. Situé à Bregenz, il équilibre accessibilité et impression de retrait, avec des chambres spacieuses et un espace bien-être bien développé. Le design est net et fonctionnel, privilégiant la facilité et la détente plutôt que des effets de style. On y séjourne quand on veut une base soignée, qui soutient aussi bien les découvertes en ville que les moments de pause, sans chercher à attirer l’attention.


  • Hotel Kristall (3 étoiles) : l’Hotel Kristall incarne l’hospitalité alpine traditionnelle à Lech am Arlberg. Les intérieurs restent classiques, avec des matières chaleureuses et un style montagnard familier, rassurant plutôt que daté. Le service est le vrai point fort, avec un niveau d’attention qui donne aux clients l’impression d’être reconnus, pas traités comme un numéro. Le cadre vous place près des activités alpines tout en conservant une atmosphère calme et protégée.


  • Jugendherberge Feldkirch : la Jugendherberge Feldkirch est une option sociale et pratique dans l’une des villes les plus historiques du Vorarlberg. Située près du château de Schattenburg, l’auberge vous place à distance de marche des rues de la vieille ville de Feldkirch et des sites culturels. Les espaces communs favorisent les échanges, facilitant les rencontres entre voyageurs, tandis que le cadre environnant apporte un caractère que beaucoup d’auberges n’ont pas. On choisit cette adresse quand l’emplacement et l’esprit de communauté comptent plus que le luxe.



Meilleure période pour visiter le Vorarlberg

Voici le Vorarlberg, sans filtre et pleinement en action.

La fin de l’été, glissant vers le début de l’automne, c’est le moment où la région trouve son meilleur rythme. Les montagnes restent ouvertes et accueillantes, les lacs conservent leur chaleur, et l’air devient juste assez vif pour rendre tout plus net. Les verts s’intensifient dans le Bregenzerwald, des villages comme Schwarzenberg et Andelsbuch prennent une teinte plus chaude, et le paysage paraît maîtrisé plutôt que chargé. Rien ne se bat pour attirer l’attention. Tout est à sa place.

Les journées s’étirent confortablement, vous laissant de l’espace pour bouger sans surveiller l’heure. Les matinées arrivent en douceur le long du lac de Constance, à Bregenz et Lochau, où l’eau reste calme et réfléchissante. L’après-midi, les routes alpines et les téléphériques tournent à plein régime. Les points de vue du Pfänder, du Rüfikopf et du Montafon restent accessibles, tandis que les promenades dans les vieilles villes de Feldkirch et Bludenz relient culture et panorama sans effort. Le soir, le tempo ralentit comme il faut. Le lac de Constance devient miroir, les silhouettes des montagnes se découpent, et le coucher de soleil s’attarde.

Cette période fonctionne parce que la région opère avec une confiance totale. Musées, espaces de design et centres historiques sont ouverts. Les cafés débordent sur les rues. Les restaurants trouvent leur cadence. Vous n’avez ni le chaos de la haute saison, ni les fermetures de l’entre-saison. Vous traversez un lieu stable, fonctionnel, et discrètement généreux avec votre temps.

La fin de l’été, jusqu’au début de l’automne, c’est le Vorarlberg dans sa meilleure forme. Calme. Sûr de lui. Pleinement ouvert. Sans précipitation, sans compromis, sans bruit.



Festivals dans le Vorarlberg

  • Bregenz Festival : le Bregenz Festival s’empare des rives du lac de Constance chaque été, et oui, c’est aussi spectaculaire que ça en a l’air. Les représentations se déroulent sur l’iconique scène flottante, où l’opéra et les productions grand format rencontrent l’eau libre et un ciel en perpétuel mouvement. Les spectacles ont généralement lieu de mi-juillet à août, avec un timing pensé pour que le crépuscule et le coucher du soleil fassent partie de la mise en scène.


  • Schubertiade : la Schubertiade fait partie de ces festivals au prestige discret. Organisée dans des lieux comme Schwarzenberg et Hohenems, elle met à l’honneur la musique de Franz Schubert et de ses contemporains. Les concerts ont généralement lieu au début de l’été, puis à nouveau en septembre. Les performances se tiennent dans des salles raffinées et des lieux de village, où l’acoustique et l’atmosphère font l’essentiel du travail.


  • Poolbar Festival : le Poolbar Festival transforme Feldkirch en terrain de jeu créatif en juillet et août. Installé autour de l’ancienne piscine couverte de Reichenfeld, le festival mêle concerts live, DJ sets, installations de design, conférences et événements artistiques. Une soirée peut ressembler à un concert, la suivante à un lounge en plein air avec une bande-son.


  • Alpinale Short Film Festival : l’Alpinale apporte des courts métrages internationaux à Bludenz chaque mois d’août, faisant de la ville alpine un hub temporaire pour cinéastes et amateurs de cinéma. Les projections se tiennent en intérieur et en plein air, ce qui donne au festival une ambiance détendue, mais concentrée. La programmation équilibre exigence artistique et accessibilité. C’est la preuve que les formats courts peuvent laisser une impression forte.


  • Alpenarte : Alpenarte a lieu en août et met en avant la musique de chambre avec un vrai sens du lieu. Les concerts sont généralement proposés dans des cadres élégants autour de Bregenz, réunissant de jeunes talents internationaux et des programmes soigneusement construits.


  • Chef’s Night : Chef’s Night n’est pas un festival unique à date fixe, mais un événement culinaire récurrent à travers le Vorarlberg, souvent organisé au printemps ou à l’automne. Des chefs renommés collaborent, cuisinent en duo, et proposent des menus dégustation qui mettent en valeur les produits régionaux avec une technique contemporaine. Ces soirées parlent de précision et de créativité, pas de spectacle.


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